Elle n’a pas dit : « Pars, ça ira. »

Ce soir, je pense à la puissance des phrases jamais prononcées, des phrases attendues. Je pense à ces phrases inexistantes qui n’ont pas franchi les lèvres.

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2 min ⋅ 22/03/2026

Chaque semaine, au moment de vous écrire, des phrases me reviennent. Certaines ont passé la semaine avec moi. Certaines m’ont réveillée la nuit. D’autres me reviennent soudainement au moment d’écrire. Chaque semaine, je me dis que penser aux mots que j’ai entendus rend ma vie vivante. Les semaines vides, sans phrases qui moulinent en moi, me questionnent sur mon état de forme. Ne plus être disponible pour entendre ou écouter, pour réfléchir aux mots est un mauvais signe chez moi.

Cette semaine m’a offert son lot de phrases à gamberger. Mais aujourd’hui, celle qui me saute au visage, c’est la phrase qui n’a pas été dite. Pas cette semaine, pas celle d’avant non plus. Jamais.  « Pars, ça ira. », « Pars, ici ne bougera pas », « Pars, tu pourras toujours revenir. » Et pour vous, peut-être : « Je suis fière de toi. », « Tu m’as manqué. », « Je ne t’oublierai jamais. », « Ce n’est pas de ta faute. », « ça va aller. »

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Par Aurélie Jeannin

Les récits que nous faisons de nous sont très puissants. Certains nous ligotent, nous limitent. D’autres nous portent de façon grandiose et libérée. Je m’appelle Aurélie Jeannin. J’accompagne par le récit, sous des formes diverses.

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