Il a dit : « Stop. Je m’arrête. »

Avez-vous vu le film « Insubmersible » ? Il nous raconte l’histoire vraie de Diana Nyad, la nageuse de longue distance qui, de ses 61 à ses 64 ans, a tenté cinq fois de parcourir à la nage les quelques 170 kilomètres qui séparent Cuba de la Floride. Record sur lequel elle avait buté à ses 28 ans. Combien de fois durant ce film ai-je pu ressentir en moi le désir de hurler : « Stop ! Arrête ! »

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2 min ⋅ 11/01/2026

Sur LinkedIn, il a fait un post qui dit « Stop. Je m’arrête. Les réseaux sociaux, c’est terminé pour moi. » Et j’y pense. Pas à arrêter les réseaux sociaux (même si je m’interroge quotidiennement sur l’usage que j’en fais), non je pense à ces moments où on dit « Stop. Je m’arrête. »

Avez-vous vu le film « Insubmersible » ? Il nous raconte l’histoire vraie de Diana Nyad, la nageuse de longue distance qui, de ses 61 à ses 64 ans, a tenté cinq fois de parcourir à la nage les quelques 170 kilomètres qui séparent Cuba de la Floride. Record sur lequel elle avait buté à ses 28 ans. Combien de fois durant ce film ai-je pu ressentir en moi le désir de hurler : « Stop ! Arrête ! »

Face à notre écran de télévision, il me semble pouvoir toucher du doigt comme l’histoire de Diana Nyad résonne différemment chez mon mari et chez moi. Quand j’ai envie de hurler « Mais Nyad, c’est beaucoup trop de souffrances, arrête voyons, arrête ! », je crois sentir vibrer le corps entier qui se trouve assis à côté de moi. Lui n’a pas envie de lui dire d’arrêter. Pas du tout. D’où cela vient ça ? Là où pour certains, la résistance semble décupler leur puissance, pour d’autres, elle n’est que violence et épuisement. À partir de quand la persévérance devient de la maltraitance ? Je n’en ai aucune idée. Sur l’écran, je regarde cette femme de 64 ans défigurée par les 55 heures qu’elle a passé dans l’eau salée, et je trouve réconfort uniquement dans l’observation de sa mécanique intime. Ne pas abandonner la meut d’une manière sublime. Même si ça la fait vomir.

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Par Aurélie Jeannin

Les récits que nous faisons de nous sont très puissants. Certains nous ligotent, nous limitent. D’autres nous portent de façon grandiose et libérée. Je m’appelle Aurélie Jeannin. J’accompagne par le récit, sous des formes diverses.

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