Avez-vous vu le film « Insubmersible » ? Il nous raconte l’histoire vraie de Diana Nyad, la nageuse de longue distance qui, de ses 61 à ses 64 ans, a tenté cinq fois de parcourir à la nage les quelques 170 kilomètres qui séparent Cuba de la Floride. Record sur lequel elle avait buté à ses 28 ans. Combien de fois durant ce film ai-je pu ressentir en moi le désir de hurler : « Stop ! Arrête ! »
Sur LinkedIn, il a fait un post qui dit « Stop. Je m’arrête. Les réseaux sociaux, c’est terminé pour moi. » Et j’y pense. Pas à arrêter les réseaux sociaux (même si je m’interroge quotidiennement sur l’usage que j’en fais), non je pense à ces moments où on dit « Stop. Je m’arrête. »
Avez-vous vu le film « Insubmersible » ? Il nous raconte l’histoire vraie de Diana Nyad, la nageuse de longue distance qui, de ses 61 à ses 64 ans, a tenté cinq fois de parcourir à la nage les quelques 170 kilomètres qui séparent Cuba de la Floride. Record sur lequel elle avait buté à ses 28 ans. Combien de fois durant ce film ai-je pu ressentir en moi le désir de hurler : « Stop ! Arrête ! »
Face à notre écran de télévision, il me semble pouvoir toucher du doigt comme l’histoire de Diana Nyad résonne différemment chez mon mari et chez moi. Quand j’ai envie de hurler « Mais Nyad, c’est beaucoup trop de souffrances, arrête voyons, arrête ! », je crois sentir vibrer le corps entier qui se trouve assis à côté de moi. Lui n’a pas envie de lui dire d’arrêter. Pas du tout. D’où cela vient ça ? Là où pour certains, la résistance semble décupler leur puissance, pour d’autres, elle n’est que violence et épuisement. À partir de quand la persévérance devient de la maltraitance ? Je n’en ai aucune idée. Sur l’écran, je regarde cette femme de 64 ans défigurée par les 55 heures qu’elle a passé dans l’eau salée, et je trouve réconfort uniquement dans l’observation de sa mécanique intime. Ne pas abandonner la meut d’une manière sublime. Même si ça la fait vomir.
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